presse

Chroniques du périmètre


LA PROVENCE 01/03/2014
Danielle Carraz, BLACK BLANC BEUR RETOUR SENSIBLE AUX ORIGINES, HIVERNALES

« Trente ans après sa naissance sur un parking de St Quentin En Yvelines, la compagnie Black Blanc Beur de Christine Coudun et Jean Djemad, accueilli salle Benoit XII, rend hommage aux origines des jeunes hip hopeurs des quartiers dits si justement « sensibles » Les nouveaux BBB n’ont pas moins d’énergie, de stupéfiants savoir et pratique de la danse, pas moins de don de soi. Mais dans le retour sur ce « périmètre » sacré qu’ils revisitent, une belle dose d’humour rend ce spectacle spectaculaire encore plus heureux. La prouesse est là –que de prodigieuse virtuosité en chacun et chacune- mais cette prouesse de « preux » chevaliers urbains et au mise au service d’un sujet très politique : les forces de l’ordre et autres vigiles qui veillent sur notre bonne société, ne sont pas moins violents que les bandes de jeunes et autres « nervis » menaçants… Rarement ces danseurs du défi n’ont aussi bien porté leur nom. Défi d’une bande de toute beauté et défi jeté de nous regarder nous-mêmes. Message reçu 5 sur 5 à entendre les applaudissements crépitants qui ont conclu les choniques, de cet aller-retour rue-scène-rue. »

DANSER MAG- Février 2012
"Tout est parti du rôle ambivalent des vigiles et videurs, souvent confrontés à leurs amis. Et certains danseurs des B3 ont effectivement arrondi leurs fins de mois de cette manière. Chroniques du périmètre est une pièce dynamique, pleine de suspense, et divertissante, comme une traversée nocturne d’une banlieue, comme une déclinaison sans fin de l’affrontement entre jeunes et vigiles, de la discothèque au rassemblement dans l’espace public ou à la piscine. Mais il s’agit aussi de la guerre des clans et, probablement pour la première fois dans l’histoire du hip-hop, on danse un enterrement. Comme toujours chez les B3, les filles sont des breakeuses qui n’ont rien à envier aux garçons." Thomas Hahn

Lyon Capitale- Décembre 2011
« ... A l’instar de ses précédentes pièces, Christine Coudun aborde ici un sujet politique en portant dessus un regard sombre et interrogatif, mais sans oublier de le traiter avec l’humour et l’énergie d’une danse à toute épreuve, histoire de transformer un terrain miné en terrain de jeu. » Martine Pullara- Chronique (hip hop) sociale/ Lyon Capitale/ Décembre 2011

APA- 23 Avril 2010
« La compagnie française Black Blanc Beur a enthousiasmé le jeune public – création lors du vingtième anniversaire de Bühne im Hof.
A l’occasion de la 20e saison de Bühne im Hof de St. Pölten, la directrice artistique, Mimi Wunderer a présenté une coproduction avec la compagnie française Black Blanc Beur (B3).
Cette troupe a déjà été invitée quatre fois à St.Pölten. Leur nouvelle création « Hôtel Hip Hop – Remix » a reçu un accueil frénétique, à sa création, vendredi matin devant un public de jeunes spectateurs.
Le début en soi est spectaculaire : Trois gardes du corps de type basané sécurisent le plateau et regardent le public avec sévérité. Soudainement, on entend du chahut. A l’extérieur, on frappe contre les grilles. Les vigiles quittent la salle en courant. Un jeune homme monte sur le plateau, mais à peine se lance-t-il dans une breakdance pleine de gags, le voilà déjà menotté. Dans son monde, on impose sans cesse des limites, rapidement, un peu partout. Au résultat, on lutte beaucoup, on se défend, on tente d’impressionner l’autre, on le réprime.
La compagnie a présenté un répertoire impressionnant de modes relationnels, dépassant de loin les codes du Hip Hop.
Avec cela, la musique martèle sans cesse ses rythmes, une heure durant.
« Bouge, danse sans cesse, abandonne-toi aux rythmes et jouis de l’instant ! Arrête de perdre ton temps. Et n’oublie pas de garder l’équilibre, et surtout, n’oublie pas de respirer ! - tel est le credo du projet (chorégraphie : Christine Coudun), qui n’offre pas un instant de répit, ni aux interprètes ni au public.
Bouger, c’est vitalisant, ça fait du bien et ça détend, voilà ce qui semble être le maître mot.
Et pourtant, vers la fin de la pièce, s’y ajoutent des sujets comme la mort, la culpabilité et le deuil, et certains rôles sont inversés – le jeune homme qui, au début, a été expulsé du plateau, revient en agent de sécurité.
« Hotel Hip Hop – Remix » est une production d’un professionnalisme absolu, pleine d’acrobaties enthousiasmantes et de dynamisme euphorisant.
Elle tirerait son épingle du jeu même sur des plateaux plus importants.
Le spectateur qui cherche tout simplement à se laisser porter par le rythme y trouve son compte, tout autant que celui que cherche un sens plus profond. Samedi soir, on fêtera le vingtième anniversaire de Bühne im Hof, en petit comité et « sans allocutions d’hommes politiques », selon Wunderer. Mais, bien sûr, avec « Hotel Hip Hop ».

KULTUR MEDIEN- Avril 2010
« La compagnie française Black Blanc Beur prouve, chaque fois à nouveau, à quel point la vie peut être mobile. /.../ une soirée enthousiasmante et un public enthousiaste... /.../ grandiose... »