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My Tati Freeze


TEXTE DE MARC LE GLATIN, directeur du théâtre de Chelles – Avril 2011
" (...) Les Black Blanc Beur, une des plus anciennes et vigoureuses, nous avaient déjà habitués à fouiller toutes les possibilités expressives d’une danse née en dehors des plateaux ; à tirer vers l’épure les propositions prolifiques des interprètes ; à construire un vrai propos sur les solides pilotis du vocabulaire hip hop. Mais cette façon de revenir inlassablement sur l’ouvrage avec un souci constant de novation, force le respect.
(...) La virtuosité de la danse, le choix savant des musiques et l’interprétation théâtralisée se conjuguent pour donner une pièce drôle et d’une grande finesse, un spectacle léger pour porter un propos qui ne l’est jamais. La féminité est présente jusque dans les enchaînements de tableaux avec huit danseuses qui dessinent un espace en perpétuelle redéfinition. La fluidité comme qualité première de la danse hip hop."
Marc Le Glatin

DANSER – Mai 2010
"Tout de rouge vêtue, elle hurle : "Vous voulez quoi ? Ca ?" Et de se déchaîner en saltos et autres acrobaties. La femme, un spectacle face au regard masculin, face au public ! Ensuite, elles sont huit à rêver de révolte, le poing levé. Mais My Tati Freeze sait éviter l’agit-prop. Il s’agit juste de rendre compte du quotidien des femmes, au travail ou en dansant, et des petites souffrances que la beauté ou l’envie de célébrité leur arrachent. Et puis, il y a les rêves, d’harmonie ou de vengeance. Christine Coudun et les danseuses signent une pièce humoristique, fine et ludique où les femmes montrent qu’elles sont libres d’inventer une breakdance différente. Ici, l’humour existe sans enfantillages, dans l’intelligence de l’autodérision. Leur travail sur la dramaturgie du mouvement dansé va au bout de chaque attitude, chaque geste, chaque freeze. L’alternance entre le réel et des scènes "intérieures" rajoute à la vivacité des interprètes et leur talent de comédiennes. En conclusion, elles offrent une imitation des garçons des cités qui est si fine, si juste, qu’une partie du public s’y méprend ! Une fois de plus, les Black Blanc Beur surprennent avec un pas en avant dans l’évolution artistique de la danse hip hop." THomas Hahn

LA TERRASSE – Avril 2010
"My Tati Freeze créé au théȃtre d’Ivry, le nouvel opus des Black Blanc Beur s’attache à la féminité avec une bande de huit danseuses qui n’ont pas leurs jambes dans leurs poches. (...)
La chorégraphe Christine Coudun a choisi comme entrée en matière (…) des clichés propres à la féminité. Chacune semble s’y complaire, puisant leur force dans l’énergie du hip hop qu’elles maîtrisent parfaitement.
La danse y est joyeuse, la puissance des figures presque insouciante. La féminité, une vraie question pour le hip hop d’aujourd’hui. " Nathalie Yokel

TELERAMA- Mars 2010
"Quel drôle de titre, et drôle aussi que ce « My Tati Freeze », nouvelle pièce de la compagnie pionnière Black Blanc Beur.
La chorégraphe maison Christine Coudun (…) prend d’assaut la question du féminin dans le monde en général et hip-hop en particulier. Elle s’est entourée de huit danseuses aussi fonceuses que fantaisistes pour couper les branches aux stéréotypes de la féminité quels qu’ils soient." Rosita Boisseau

L’HUMANITE- Mars 2010
"En 1984, naissait dans un parking souterrain, la compagnie Black Blanc Beur, qui allait révolutionner la scène chorégraphique hexagonale. Avec la chorégraphe Christine Coudun et Jean Djemad, médecin et militant qui se reconvertit en manager, le paysage de la danse contemporaine en France changea radicalement. Quel plaisir de retouver B3, aujourd’hui, dans la création My Tati Freeze , coproduite par le défricheur théâtre d’Ivry !" Fara. C

RESPECT MAG- Mars 2010
"Pilier historique de la danse hip hop en France, la compagnie Black Blanc Beur revient avec une création 100% féminine nommée "My Tati Freeze". Attention au dégel ! (...) Lever de rideau sur une femme de ménage qui passe le plumeau en ondulant hip hop. Rire dans la salle. La mayonnaise prend. Une deuxième danseuse débarque. Tailleur rouge, mâchoire serrée, rythme robotique de la cadre débordée. Taper sur son clavier, archiver ses dossiers… "My Tati Freeze", démo que le hip hop peut se danser en talons hauts ? D’autres B-girls font leur entrée. Du monde impersonnel d’un aéroport à celui hypernormé de la beauté, chacune participe à dresser le tableau d’un monde qui ne respire pas l’humanité... Et qu’elles finissent (avec les talons hauts) par envoyer valdinguer. La vie, c’est pieds nus que ça se danse ! La féminité, c’est ce que je suis, ce que j’en fais ! Liberté, douceur, solidarité... "My Tati Freeze" exprime cette envie de revenir à soi, de sortir des faux semblants et des formats, de recréer un « entre nous » à vivre et à danser. (...)" Réjane Ereau