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T’ES TROIS


GRAFF IT ! - Mai 2009
T’es Trois (2006), est le fruit de longues années de maturation : trois interprètes bien rôdés au travail de recherche mené par la chorégraphe, un argument chorégraphique fort, peut-être fondateur de la danse hip-hop elle-même : la cohabitation dans un espace clos. L’expérience, poussée à l’extrême, projette le spectateur dans un sombre réalisme : tensions, violence, diplomatie de la survie… Les limites de l’interprétation sont repoussées, et les subtilités de la chorégraphie, notamment le travail de contact, tiennent en haleine. Le public novice sort abasourdi par cette écriture si « contemporaine » de la danse hip-hop. » Anne Nguyen- Les Black Blanc Beur toujours à contrepied

LE MONDE - Octobre 2008
« Le trio T’es Trois compte seulement sur la danse et ses ressources pour sublimer une histoire. Sur le fil de rapports masculins tirés au couteau, le geste hip hop relance sans cesse la donne pendant 50 minutes, et fait miroiter une agressivité sublimée. En pantalons gris et chemises blanches, les trois interprètes composent et décomposent, avec un sens aigu du contrepoint, de multiples figures acrobatiques. A un thème classique et même casse-gueule, la chorégraphie de Christine Coudun riposte par un exercice de style, dont les variations bagarreuses ne perdent jamais le sujet de vue. Les lumières argentées, le plateau béton coloré en bleu ardoise, les rideaux de velours noirs forment un écrin parfait à ce règlement de compte violemment sculptural. » Rosita Boisseau- Règlement de comptes hip hop au Palais de Chaillot

AFRISCOPE - Sept/Oct 2008
« T’es Trois est un trio choc [qui] aborde frontalement la question de l’altérité. Sur le beat hypnotique de Doctor L, [trois danseurs] s’affrontent jusqu’à écarteler l’espace de leurs tensions.[…] Le trio poursuit l’exploration de la gestuelle break "avec un autre niveau de perception et de conscience des enjeux esthétiques et éthiques". Comme quoi, on peut durer, avoir du succès et... ne pas se galvauder. » Ayoko Mensah- Black Blanc Beur toujours au top du hip hop

FLAVOR - Septembre 2008
« Tout part comme souvent d’un geste banal : le refus de serrer une main. Peut-être par peur ou par refus réel du dialogue. Et de là, tout dérape. Les trois danseurs de la compagnie B3 jouent la colère, en bousculant l’espace avec violence […]. Les mouvements se saccadent, les tentatives de médiation dans la souplesse échouent... Cris, secousses et rythmes effrénés : la musique de Doctor L, ex du groupe Assassin et magnifique concepteur sonore, accompagne le conflit. La compagnie B3 parle pour ceux qui doivent se taire, et porte en plus ce nouveau langage sur la scène mythique du théâtre de Chaillot : bel exploit pour une compagnie née au départ dans un parking souterrain de St-Quentin-en-Yvelines ! A la fin, ils n’auront peut-être pas trouvé la paix mais ces trois artistes auront transfiguré les codes de la danse hip hop pour en montrer toute la grâce, l’humanité et l’incroyable actualité. » Estelle Surbranche

THEATRE NATIONAL DE CHAILLOT- Juillet 2008
« T’es trois est, comme son titre l’indique, une variation autour du trio. Comment se supporter, apprivoiser sa peur de l’autre, vivre sans concession ? Christine Coudun évacue les pauses faciles pour donner à voir un hip hop engagé. Porté par François Kaleka, Laurent Kong a Siou et Lowriz Vo, T’es trois, sur la musique de Doctor L est une leçon de vie. Et de danse. » Philippe Noisette

LA VOIX DU NORD - Mai 2007
« Musicalement et techniquement osées, les pièces « Au Féminin » et « T’es trois » font appel à l’imaginaire. Violente et féline, la première pièce met en scène avec humour la maternité alors que T’es trois se situe dans un univers beaucoup plus tendu. Les deux ont en commun l’exploration du geste et l’alternance des rythmes, captivant les spectateurs et les maintenant sous le charme. […] Ces spectacles prouvent que le hip hop n’a pas à rester enfermé dans une structure trop rigide. »

LEEDOR (Argentine)- Décembre 2006
« […] Le conflit, le duel, la résistance, l’adaptation, la torture, l’illusion et la médiation sont en mouvement durant 50’. Lumières de couleur, sur les chaussures ou les casques des danseurs, se convertissent au gré de la chorégraphie, en sang, feu, eau ou haute tension qui électrocute. La musique hypnotique de Doctor L donne vie à cette épopée en cris, en souffles et en rythme, excellente combinaison d’adresse technique et de plasticité des mouvements, brillamment enlevée par François Kaleka, Laurent Kong a Siou et Lowriz Vo. Au final, un nuage de fumée, symbole d’une violence omniprésente, dévorera le tout, moins notre possibilité de penser. Quel qu’il soit le coin du monde que nous habitons, ces « trois » resteront en nous. » Marta Opacak- T’es trois, une épopée en cris, en souffles, en rythme

ALLIANCE FRANCAISE DE BUENOS AIRES- Décembre 2006
« […] Se développe devant nous une lutte pour trouver sa place à trois, exister et survivre. Déconstruire et reconstruire sans cesse. Habitée par une puissante dimension psychologique, la danse est mise en abîme, en nous emmenant là où tout semble inachevé, voire même en décomposition. L’universalité des images de violence à l’état cru, non contenue, nous le rappelle : les dictatures khmère ou argentine ne sont pas loin. Et d’autres encore. Lumières, projecteurs, tapis de danse, pendrillons, tout participe de cet univers de bouleversement, où rien ne nous rassure. Acte créateur engagé, loin de l’esthétisme et du politiquement corrects, « T’es trois » remue et dérange : une danse pour dire le monde, sans concessions. » Lia Goldberg- directrice culturelle